2008-10-13

L'automne... et ses désagréments !


Alors que prend fin cette longue fin de semaine de l’action de grâce pour vous tous qui lisez ce blogue en provenance du Canada, ma petite femme revient à la charge avec une autre de ses petites bandes dessinées toutes mignonnes !

Question de détendre l’atmosphère un peu, je me suis dit qu’une légère diversion des milliers de commentaires électoraux qui s’en viennent sur la blogosphère québécoise dans les prochains jours ne ferait pas de tort. Personnellement, je vous reviendrai lorsque la poussière des élections sera retombée.

À mon grand bonheur, je lui laisse une fois de plus la parole. Cette fois-ci, elle nous met à nouveau en scène en décrivant une nouvelle anecdote américaine récente ayant pour thème l’automne... et ses quelques désagréments pour la voiture ! Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

2008-10-11

L'assassin de la démocratie ? La bureaucratie.


Ceci est mon bulletin de vote spécial. Rien de spécial, me direz-vous ? À part le fait qu’il risque fortement d’être annulé - tout comme celui de ma petite femme d’ailleurs -, il n’a effectivement rien de bien spécial. 

Sujet : péripéties électorales de deux Canadiens à l'étranger qui tentent de s’y retrouver dans la paperasse bureaucratique d’un processus électoral qui n’est nullement recommandable.

Première partie. 

Nous avons beau vivre au Connecticut, il n’en demeure pas moins que nous sommes citoyens canadiens et que nous avons droit de vote dans la circonscription de Papineau à Montréal (celle du Trudeau, un animal à deux pattes aux idéologies en voie de disparition). À cet effet, la trousse de l’électeur étranger qui nous est envoyée par Élections Canada contient *théoriquement* les quatre éléments suivants :

1) Un bulletin de vote spécial (dont vous voyez l’envers et l’endos sur la photo qui ponctue ce billet). Notez que pour l’uniformité canadienne du bout de papier en question - et contrairement aux bulletins de vote adaptés à chacune des circonscriptions - on ne coche rien. Il revient donc à l'électeur de s’informer des candidats qui se présentent dans sa circonscription et d’écrire le nom de celui qu’il désire voir élu comme député.

2) Une enveloppe dite « intérieure », dans laquelle on nous demande de déposer notre bulletin de vote pour qu’il demeure confidentiel. Cette enveloppe est identique d’une trousse à l’autre et permet de conserver l’anonymat de l’électeur.

3) Une enveloppe dite « extérieure », sur laquelle on retrouve notre nom et celui de notre circonscription, et dans laquelle on nous demande de déposer notre enveloppe « intérieure » cachetée.

4) Une enveloppe de retour, dans laquelle on dépose l’enveloppe « extérieure », qui doit se rendre à Ottawa avant le 14 octobre à 18h00.

Premier obstacle : pas d’enveloppe intérieure dans notre trousse de l'électeur (ni pour moi, ni pour la petite femme). Or, la marche à suivre est très clairement décrite dans le document fourni : suivez les instructions à la lettre, sans quoi votre bulletin de vote pourrait être rejeté. Ça commence bien !

Deux coups de fil à Élections Canada, deux messages *approximativement* similaires : placez votre bulletin de vote directement dans l’enveloppe extérieure en l’annexant d'une note expliquant la situation. Et notre anonymat dans tout ça ? 

Euuu... On ne sait pas. En fait, on ne sait même pas nous expliquer comment on va procéder avec nos deux bulletins de vote. C’est gai ! Une autre erreur gouvernementale qui nous empêche d’exercer notre devoir démocratique normalement. 

Deuxième partie.

Ainsi donc, lorsqu’il a la possibilité de voter correctement à l’étranger - ce qui n’est clairement pas notre cas actuellement, merci Canada ! -, le citoyen du plus-meilleur-beau-pays-du-monde exerce son droit de vote par la poste. 

Second obstacle : à ses propres frais. Ainsi, peu importe où il habite sur la planète, le citoyen canadien qui ne veut pas payer une fortune en frais de poste doit donc voter au moins trois semaines à l’avance (ou plus !) pour que son vote parvienne à Ottawa avant la date du scrutin. Impossible donc de suivre la campagne et de se faire une idée des idées débattues. Tu veux voter à la dernière minute bonhomme ? Tu devras payer la poste prioritaire pour que ton bulletin de vote arrive à temps.

En vous donnant mon exemple bien personnel au niveau du coût, songez deux secondes aux compatriotes qui habitent PAS MAL plus loin que le sud du Connecticut, dont la frontière n’est qu’à environ 500 km du Canada.

Coût de la poste prioritaire (5 à 10 jours) entre New Haven et Ottawa ? 30 $ US. TRENTE DOLLARS AMÉRICAINS ! Pour une petite enveloppe grosse comme ma main. Avez-vous idée qu’il faut vouloir voter en s’il-vous-plaît pour payer tant que ça ?! Avez-vous idée qu’il faut vraiment vouloir se débarrasser des mini-Trudeau à Ottawa pour débourser cette somme ?!

Ma petite femme et moi avons donc choisi d’envoyer notre bulletin de vote au consulat de New York, où les votes étrangers de la région sont combinés et envoyés en bloc à Ottawa. 

Troisième obstacle : là aussi la date limite est considérablement devancée. Pour respecter les délais, les bulletins devaient être arrivés à New York pour mercredi de cette semaine (le 8 octobre). Puisque nous étions prêts à voter mardi, nous avons donc dû débourser 12,60 $ pour faire parvenir notre vote à New York le lendemain.

Face à toutes ces péripéties, une seule chose demeure certaine dans l’éventualité où notre bulletin de vote est bel et bien comptabilisé mardi soir prochain : lorsque vous verrez que Justin « Arrogant » Trudeau sera élu dans Papineau, ayez une pensée pour nous en vous disant que ce n’est assurément pas en raison de notre appui ! 

N’est-il pas chanceux le fils à papa d’avoir des compatriotes canadiens « bilingues » qui demeurent à l’extérieur de son pays et qui subissent les affres de la bureaucratie de son gouvernement chéri ? Très chanceux. 

Ironique quand même.

2008-10-08

Le fanatisme consiste à redoubler d’efforts lorsque vous avez oublié votre but

La citation est de George Santayana. Un bel exemple contemporain :



Citation : "Between the rhetoric of the two candidates and the ignorance of the crowds, it would only take the slightest match to set off this powder keg of racial intolerance and religious fear mongering."

2008-10-07

Mondialisation 101

À lire les étiquettes des produits ménagers que l’on achète tous les jours, on ne se demande plus pourquoi les bourses mondiales sont affectées de manière si importante par la crise financière qui touche actuellement Wall Street ! Marché global, disent-ils ?

Lu à l'endos d'une boîte de Swiffers :

Un seul produit, quatre pays !

2008-10-04

Villes et régions, même combat ?

Ce texte de Lafontaine soulève une perspective intéressante qui n’est pas complètement exempte de vérité. 

Or, pour que la solution proposée soit véritablement efficace, il faudrait non seulement réussir à « convaincre les gens des régions » de son bien fondé, mais il faudrait également - et surtout -, retourner la question de bord et changer les mentalités clichées que les gens de la « grande » ville adoptent lorsqu’ils parlent du « reste du Québec ». 

À cet effet, il est malheureusement plutôt commun d’observer l’arrogante attitude élitiste des gens de la métropole lorsque vient le temps « d’informer » le reste du Québec qu’eux, dans la « vraie » ville, ils savent comment ça marche... Ce n’est définitivement pas sur ce ton que le message passera. 

N’oublions pas non plus que les villes ne sont pas toutes identiques et que la généralisation entre ville et campagne demeure relativement boiteuse. En effet, au-delà de la ville ou de la campagne, il existe un monde de différence entre les milieux urbains de Montréal, de Québec, de Chicoutimi ou de Rimouski. Ainsi, ce n’est pas parce que l’on vit dans l’un de ces milieux urbains qu’on est par conséquent en accord avec les idées proposées dans ce texte. 

De plus, qu’on l'accepte ou non, les gens de ces villes sont, eux aussi, des citadins...

2008-10-03

Proactivement moduler les paradigmes en mouvement


En ces temps électoraux, le gars y’en a marre de la langue de bois. Pas seulement celle des politiciens, mais également celle des compagnies. Le gars y’en a plein les culottes des multinationales qui aiment nous faire accroire qu’elles nous « éduquent », qu’elles ont notre santé « à cœur » ou qu’elles font des produits « respectueux de l’environnement ». On le sait bien que vous vous en foutez comme de l’an quarante et que vous payez des faiseurs d’image pour nous faire avaler le contraire ! 

Vous déblatérez des niaiseries, vous enrobez ça dans la sauce « santé », vous êtes les maîtres des mots qui ne veulent rien dire et vous les arrangez dans l’ordre qui vous plaît pour faire passer la morale qui contrôle bien les désirs secrets de la populace. Avec vous, il faudrait désormais savoir faire la différence entre la modulation de la véhémence ou la pro-action des paradigmes en mouvement. 

Exactement ! Ça ne veut rien dire, mais ça sonne bien... 

En ce vendredi soir d’octobre, je vous présente l’exemple qui me pousse vers cette subite montée de lait : 

Paquet de racinette Barq’s (la root beer de Coke) acheté dans le coin récemment. 
Lu à l’endos ? 
Des niaiseries qui dénaturent complètement le sens du discours et du bon sens :

“So when was your last hydration break? [Besides our profitable interests in the subject, we couldn’t care less about your god dammed hydration break! As if there was anything called a “hydration break” anyway... We’re trying to start a trend here because we patented the “hydration break” term. That’s why.]

If you’re even a bit thirsty or actually can’t remember, then it’s been too long. [Yeah, we can’t even write sentences that make any sense, we know.] Take time to get some fluids in you. [Is Castrol all right? I guess it is.] So grab something cold. Grab something hot. Anything will do. [That’s what I said, Castrol is okay.] You can hydrate your body with water, juice, soda, even coffee. [Because we also sell coffee products if you didn’t know. Otherwise, we wouldn’t even suggest it. Trust us.] 

Hydration break, here you come. [We want to sell this idea so bad that we are now actually “talking” to our “hydration break” concept. It's so cool.] We offer over 80 ways to hydrate, energize, nourish, relax or enjoy every drop of life. [In addition to exaggerating quite a bit, we both know that our beverages actually don’t “nourish” anything but our wallets.] For more information on the benefits of hydration, go to: hydration.thecoca-colacompany.com. [Yeah we know, this link is dead. It’s just a pretext for you to visit our website.]

Les commentaires entre crochets sont bien évidemment de mon cru, mais tout le reste est recopié mot pour mot. C’est tellement retravaillé comme texte que certaines phrases ne veulent absolument rien dire. Et en plus, on enrobe ça dans le bien fondé médical de l’hydratation pour tenter de manipuler le consommateur et lui laisser croire que le produit est bon pour la santé. 

Non mais franchement...

2008-09-30

C'est drôle ça ?

Décidément, y'a des jours où l'humour américain, ça ne me fait pas un pli...

Croqué sur le vif à la sortie d'un restaurant-cafétéria qui ne veut pas retrouver ses cabarets dans le fond des poubelles :


C'est drôle ça ? Hé ben. J'savais pas.

2008-09-28

Les Américains se lèvent *trop* tôt et travaillent *trop* tôt le samedi...


La petite femme qui partage ma vie est une inconditionnelle des blogues BD. Elle en lit un gros paquet à tous les jours et elle s’en inspire également pour développer sa propre technique. Car voyez-vous, la petite femme est également une artiste dans l’âme ! Elle dira elle-même qu’elle est loin d’accoter la qualité des dessins d’un Pascal Colpron par exemple, mais elle est définitivement la championne incontestée des petites histoires pour enfants et des contes inventés à la sauvette (ça c’est moi qui le dit, pas elle).

Je me permettrai donc de vous offrir ici quelques-unes des petites chroniques personnelles qu’elle aura bien voulu livrer à l’univers de la blogosphère de temps à autre. Vous aurez donc le plaisir de voir consacrer certains dimanches du petit coin fou de Nicdou aux histoires de la petite femme de sa vie. Par contre, n’ayez pas trop d’attentes et ne me lancez pas d’ultimatum par courriel ! C’est elle qui mène et c’est elle qui décide de ce qui apparaîtra ici. Une fois par semaine ou une fois l’an, les histoires viendront au fil de ses humeurs et de son temps. 

Ma petite femme dessine à peu près sur tous les sujets, mais elle lance le bal cette semaine avec un fait vécu américain plutôt récent. Tout y est : l’anecdote, les sacres, l’emplacement des meubles dans la chambre (c’est vraiment comme ça !) et la petite araignée qui partage notre vie à l’extérieur de notre fenêtre depuis le début de l’été.

Sur ce, je lui laisse la parole... 

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir) 

2008-09-24

Un c'est bien, mais deux c'est mieux...


Il y a quelques semaines, un collègue américain m’accoste en me demandant cette question complètement absurde : « Hey Nick, is it true that Canadians sell their milk in bags? » Euuu... Oui. Pas vous ? Et lui de s’esclaffer comme si j’avais raconté la meilleure blague de l’année.

Faut croire que non.

Curieusement, je n’avais jamais remarqué, mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de sacs de lait. J’avais pourtant traîné mon pot de plastique lors de mon déménagement. Fallait bien quelque chose pour tenir mes litres de lait en sac ! Faut être con quand même, non ? Comme si les Américains savaient ce qu'étaient des litres...

Ce petit billet paraîtra donc complètement absurde auprès des lecteurs du Québec, mais j’ai profité de ma plus récente visite à Montréal pour ramener quelques photos d’intérêt aux amis d'ici :

1) Au Canada, on vend tout d’abord notre lait en litre (et non pas en « quarts » ou en « half quarts »). De plus, on le vend également en carton, pas uniquement en plastique :


2) Au Canada, on vend aussi notre lait en sac (ce qui n’existe absolument pas aux USA, où l’on préfère vendre des gros gallons de lait en plastique qui sont difficiles à verser d'une seule main) :




3) Les étalages canadiens sont donc ponctués de diversité laitière : plastique, carton, sac, un litre, deux litres, quatre litres, c’est au choix.


Ah oui ! Au Canada, on écrit le pourcentage de gras aussi. On ne se contente pas uniquement des whole milk, partly skimmed milk, reduced fat milk ou fat free milk.

Au fait, pour les Québécois, anecdote laitière pour anecdote laitière :

Lorsqu'on achète un réfrigérateur aux États-Unis, la largeur de l’étagère à l'intérieur de la porte est environ deux fois plus large que celle du Canada. Pourquoi ? Pour accommoder la largeur du gallon de lait, voyons ! Ces mastodontes sont environ deux fois plus épais que nos cartons de deux litres et il faut bien leur trouver une place dans le frigo. Assez spécial quand on essaie de faire tenir quelque chose de petit et de mince dans cet espace de lait gros comme un terrain de football...

(En passant, c'est une bouteille de 1.5 L de vin ça ! Pas seulement 750 ml...)

2008-09-20

L’état-providence ? Seulement si ça fait notre affaire...


Il y a quelque chose de vraiment ironique dans ce qui arrive avec les énormes faillites économiques qui sévissent actuellement aux États-Unis. Ironique parce que les bonzes qui étaient à la tête de ces immenses conglomérats financiers se tournent désormais vers l’état pour les protéger et les sortir de la merde. Je me permets de citer Lagacé à cet effet :

« Je me réjouis de voir ces hauts dirigeants qui bandent d’ordinaire devant le "libre marché" et l’ "économie libre" rencontrer soudainement leur Waterloo et demander à l’État de venir ramasser leurs jouets cassés. Je ne peux pas m’empêcher de rire. »

Comme quoi la preuve de l’avidité humaine n'est plus à faire et que la préoccupation de son prochain n’est qu’un concept théorique pour les adeptes de l’extrême droite économique de ce monde.

Pourquoi payer pour un système de santé universel quand on n’a jamais eu de problème de santé soi-même (ou qu’on peut se payer tout ce qu’on veut à cet effet) ? Pourquoi payer pour le bien de sa société quand on peut toujours se mettre quelques dollars de plus dans sa poche à la place ?

Or, là on est dans la merde et on se rend finalement compte des avantages que pourrait nous procurer l’état-providence ! Là on voudrait finalement profiter de ce que l’on décriait il y a à peine une semaine ? À les écouter, on leur dirait tous de manger un gros char de vous savez quoi...
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