2009-01-28

Attention aux égratignures !

Je vous l’ai déjà dit que je me sentais mini sur les routes américaines avec ma petite Toyota Echo, n’est-ce pas ? Il n’est pas rare de se faire dépasser par des véhicules utilitaires sport et des « pick-ups » qui font carrément deux fois la hauteur de ma bagnole. En fait, mon toit de voiture leur arrive littéralement à la hauteur du capot avant...

Mais là par exemple, y’en a qui exagèrent un tantinet (voir la photo ci-haut). D’accord les sorties du stationnement du centre d’achat près de chez-moi sont légèrement plus exiguës que ça, mais avouez quand même que le « Warning – Low Clearance » à 10 mètres dans les airs alors qu’on est *DÉJÀ* à l’intérieur du stationnement, c’est pas fort ! 

Non mais franchement... Un Hummer aurait l’air d’une fourmi et un Boeing 747 n’aurait pas de misère à se déplacer là ! Sérieux, on s’attendait à quoi lors de la construction du machin en question ? À l’arrivée imminente des voitures volantes ?

(probably not) Only in Connecticut!

2009-01-18

Petite expérience de santé québécoise

24 décembre 2008. 4h00 du matin. Ste-Foy, Québec.

Douleurs à la poitrine. Merde, qu’est-ce qui se passe ? Voilà quelques jours que je ressens ça. Et en plus il faut que ça tombe la veille de Noël. Pas exactement le bon moment pour voir un médecin...

Coup de fil à Info-Santé. Excellente infirmière. Discussion d’environ 45 minutes sur les symptômes et les causes probables. Comme la douleur semble se résorber lors des repas et qu’elle n’est pas corrélée avec l’effort physique, la dame élimine la cause cardiaque, mais elle me donne néanmoins des numéros de téléphone pour quelques cliniques sans rendez-vous dans les environs.

9h00 à 13h00 seulement. Et assurez-vous d’arriver à l’avance, car ils ont des quotas. Veille de Noël oblige, c'est la chiasse.

Encore une chance que je connaisse trois médecins dans la région de Québec. Coup de fil à l’une d’entre elles. Bla bla bla, clinique ? Bla bla bla, oublie ça. Bla bla bla, pas vraiment le goût d’attendre 12 heures dans la salle d’attente d’une urgence non plus...

Ce que mon amie médecin me dit ? Très simple quand on connaît les entrailles du système de santé québécois. Nick, tu veux passer vite et qu’on s’occupe de toi ? Voici ce que tu vas faire :

1) Tu vas à l’urgence de l’un des trois hôpitaux suivants dans la région, dans l’ordre : St-Sacrement, Hôpital Laval, ou CHUL. Les urgences des autres sont toujours trop engorgées. 

2) Lorsque tu arrives au triage (c’est-à-dire à la première infirmière que tu vois), tu lui dis que tu as une douleur à la poitrine. Tu ne lui dis PAS que ça s’estompe quand tu manges. Tu ne mens pas, mais tu lui dis seulement que tu t’es levé ce matin, que tu avais une douleur à la poitrine et que ça dure depuis quelques jours.

Je m’habille et je fais exactement ce qu’elle me dit. Résultat ? Priorité numéro 1 : risque élevé, potentiel cardiaque. En moins de temps que je ne l’avais prévu, j’ai pu observer l’extraordinaire efficacité du système de santé québécois lorsqu’il est mis face à un *VRAI* cas d’urgence. En moins de 10 minutes, j’étais à l’urgence primaire, déshabillé, couché sur une civière avec des électrodes partout sur la poitrine, avec une infirmière qui me préparait le garrot pour me faire des prises de sang. J’avais même l’impression d’être dans une urgence privée tellement la salle était petite, propre, rangée, et avec si peu de patients. Et en prime ? Médecin hyper gentil et absolument génial.

Bon d’accord, j’ai quand même dû attendre quelques heures sur la civière, mais il faut tout de même avouer que ça ne prend pas deux minutes faire 3 prises de sang, un test d’urine, un électrocardiogramme et quatre radiographies (deux aux poumons et deux aux intestins), en plus d'attendre les résultats d'analyse. Franchement, rien à redire sur le service et l’efficacité. J’ai même eu droit à un repas en prime (bon d'accord, de la bouffe d’hôpital, mais de la bouffe quand même). 

Verdict ? Aérophagie. De l’air dans l’estomac, c’est tout. Genre un demi-litre d’air logé dans le haut de mon estomac qui pousse sur mon diaphragme et qui crée la douleur que je ressentais alors depuis quelques jours. 

Manges-tu trop vite ? Un peu, oui. 
Mâches-tu beaucoup de gomme ? Un peu, oui.
Bois-tu beaucoup de boissons gazeuses ? Bof pas vraiment, mais j’habite aux USA quand même, donc peut-être, oui.
Es-tu stressé ? Bin quin, je viens d’apprendre que j’ai un cancer de la peau. Qu’est-ce que t’en penses ?

Voilà. Voici ton congé. Merci bonsoir. Joyeux Noël. Évite les bulles.

Les patients ne passent pas dans l’ordre d’arrivée, mais bien par ordre de priorité. C’était écrit en grosses lettres à l’arrivée, et pour la première fois de ma vie j’ai pu le constater pour vrai.

J’ai pu enfin constater que le problème du système de santé québécois, ce n’est pas son efficacité ou encore la qualité des soins que l’on y prodigue. J’ai pu constater que le système de santé québécois, autant puisse-t-on en dire bien du mal, il demeure pas mal extraordinaire, *EN AUTANT* que notre problème est *RÉELLEMENT* urgent.

Le problème du système de santé québécois, c’est au niveau de la bureaucratie qu’on le retrouve. Le problème du système de santé québécois, c’est dans l’absence d’une *RÉELLE* solution efficace à l’extérieur de l’urgence d’un hôpital ou d'une clinique privée qui accepte 15 patients par jour.

Si vous êtes comme moi, que vous devez voir un médecin rapidement et que vous n’avez pas de médecin de famille, qu’est-ce que vous faites vous ? Moi je vais soit à l’urgence ou dans une clinique privée. Vous connaissez d’autres alternatives, vous ? Pas moi. Il n’y a *PAS* de réelle alternative à ces deux possibilités. Ou du moins, si elles existent ces alternatives, le monde ordinaire n’est pas au courant, car les urgences sont bondées sans que ce soit justifié. Si elles existent ces solutions alternatives, qu’on nous instruise au plus sacrant !

Car comme c’est là, si vous vous ramassez à l’urgence et que votre cas n’est réellement pas si urgent, c’est LÀ qu’on vous fait attendre les 12 heures des statistiques québécoises. Et c'est ÇA qui nous fait tous rager contre notre système de santé. Avouons-le quand même : c’est exactement dans ces situations-là qu’on engorge le système, nous, petits êtres humains qui s’imaginent être en situation de « vraie » urgence.

C’est peut-être bien simple à dire, mais il n’en demeure pas moins que la meilleure façon de régler le problème, c’est de trouver une *VRAIE* alternative entre avoir un médecin de famille disponible 24 heures sur 24 (ce qui est irréaliste et loin d’être donné à tout le monde), ou encore d’engorger des urgences qui pourraient être pas mal moins bondées si on pouvait aller ailleurs efficacement.

Changer les choses pour le mieux et avec originalité, on a déjà fait ça au Québec, notamment dans l’éducation avec la création des cégeps dans les années soixante. Suffit de réfléchir et d’agir en dehors des discours politiques partisans. Let's think outside of the box for two minutes...

Car aux États-Unis, ça coûte peut-être cher pour le prolétaire qui n’en a pas les moyens, mais voir un médecin rapidement, ça marche en s’il-vous-plaît ! Vous aurez compris que j’utilise leur système de santé pas mal de ces temps-ci et j’ai eu l’occasion de m’en faire une petite idée. On s’en reparlera bien assez tôt.

2009-01-11

Bowl appétit à tous !


Dans la lignée des « on essaye d’être comique et sophistiqué en utilisant des termes français parce que ça a l’air intelligent et gastronomique », voici un autre exemple typiquement américain : Bowl Appétit ! 

Les « nouilles » sont industrielles, dans un bol en styromousse, préparées en 5 minutes au four à micro-ondes et sont franchement pas mal dégueulasses. Dans le fond, ce sont des nouilles Ramen tout ce qu'il y a de plus typique. Bref, l’antithèse parfaite de la gastronomie française. 

Mais ce qui compte, c’est l’image. Ici, on ne vend pas un produit, on vend un rêve, un cliché. Et il faut quand même avouer qu’on a déjà vu bien pire comme jeu de mots...

2009-01-05

Tous les sens ? Définitivement.


Les retours trop peu fréquents au Québec nous donnent l’occasion de découvrir ce que les Québécois connaissent depuis un bon bout de temps et qui nous était malheureusement passé sous silence durant ces longs mois passés chez les Américains.

Pour moi, c’est le dernier d’Ariane Moffatt. Je sais, je sais, je suis en retard, mais considérez-le comme l’un de mes coups de cœur de 2008 (même si le conservatisme de ce choix culturel ferait ressortir l’élitisme pédant de certains chroniqueurs montréalais).

Ceci dit, on note particulièrement les magnifiques arrangements de cordes sur La fille de l’iceberg et Tes invectives, qui demeurent présents mais plus subtils dans L’équilibre (à mon avis la moins intéressante de toutes, avec Réverbère). Comme à l’habitude, on reproche à l’artiste ses paroles légèrement insipides, mais on lui pardonne volontiers ce dérapage à l’écoute des sublimes cuivres de Je veux tout. 

On aurait cru s’ennuyer de l'absence marquée des claviers - beaucoup moins présents qu’à l'habitude - mais on apprécie au contraire le vrai piano, relativement absent des deux premiers albums. À cet effet, on note les arrangements pianistiques de la très jolie Perséides, ou encore le style à la Scott Joplin de Briser un cœur. À la sauvette, on se permet également de mentionner la beauté des cors sur Éternel instant présent. 

Curieusement, moi qui ne suis typiquement pas amateur du style 'intermède', je me suis surpris à apprécier l'hilarité et le hook de En l’air. Même si le son d’une vraie harpe sur Tous les sens aurait corrigé cette tare notable, on passe vite en se laissant planer à l’écoute du petit beat techno et de la basse insistante de Jeudi, 17 mai. 

De loin son meilleur opus, il ne reste plus qu’à espérer qu’elle poursuive ses futures découvertes dans le même sens. Une écoute et une réécoute sont fortement conseillées.

2009-01-01

Quelques mots en provenance de ce pays du nord...


Ce n’est même pas une blague : New Haven, Montréal, Québec, St-Jean-Port-Joli, Québec, Montréal, Ottawa, Montréal, Québec, Montréal, New Haven en moins de deux semaines. Le kilométrage final, je le connaîtrai demain lors de la dernière étape de ce périple de fou, mais ça s’approchera de 3000 km. Qui a dit que le temps des fêtes était synonyme de vacances ?! Certainement pas moi.

Y’a des années où on se demande pourquoi on se fait subir tout ça. Pas cette année, car cette période festive fut ponctuée de rencontres mémorables et de soirées inoubliables. En fait, sans hésiter, il s’agit définitivement de mon plus beau temps des fêtes depuis longtemps (même si j’ai passé le 24 décembre à l’urgence, je vous conterai ça).

Sur ce, vivement 2009. 

Année charnière, année de changements personnels, année d’espoirs. En espérant justement qu’il s’agisse d’une année de bonnes nouvelles, je vous souhaite ce dont on a tous réellement besoin : la santé.

Ou si vous préférez, la belle-mère vous souhaiterait plutôt les trois ‘s’ : la santé, le sexe et la 6/49, dans l’ordre que vous désirez !

Bonne année, grands nez. Ou gros, comme moi, c'est selon.

2008-12-14

L’importance de vivre au présent


Fonds de pension, RÉER, hypothèques, placements. On aime ça ramasser de l’argent, hein ? 

Vous vous êtes déjà arrêté pour y réfléchir ? Réfléchir au train de vie quotidien imposé par cette pression sociale qui nous pousse à vivre dans le futur ? Cette pression qui nous force aujourd’hui à oublier notre adolescence et notre vie de jeune adulte dans le but de tout mettre de côté pour « vivre ses vieux jours » ?

Vous savez bien de quoi je parle. La même pression qui nous laisse présumer que ce qu’on écrit dans les journaux est toujours vrai. Cette pression qui nous force à croire que nous sommes incapables de vivre sans téléphone cellulaire (comme si nous n’avions jamais vécu au 20e siècle). Ou encore cette pression qui nous suggère fortement de la nécessité de faire deux visites chez le dentiste à chaque année (comme si, pour sa survie, l’humanité entière allait chez le dentiste depuis l’homme de Cro-Magnon). 

Dans la même lignée, il est ironiquement comique et fortement absurde d’observer l’Occident à la recherche du bonheur dans cet idéal doré qu'il se plaît à croire futur. Comme si la vie était faite pour vivre quand on n’a justement plus le temps de la vivre. Comme si on devait se mettre des balises pour les trois quarts du parcours dans le but de « trouver le bonheur » dans le dernier quart. Et tout ça sur deux paris très risqués : 1) croire qu’on sera plus heureux que maintenant dans le dernier quart de notre vie, et 2) croire qu’on sera encore là pour voir le supposé dernier quart de notre vie...

Deux paris impossibles. Deux paris ridicules.

Car la vie en décide parfois autrement.

Je ne suis pas sur le point de mourir, mais lorsqu'on ne prend pas le temps de se virer de bord, la vie trouve bien souvent le tour de nous faire réfléchir. Et comme la vie peut nous faire réfléchir à travers les yeux d’une jolie demoiselle que l’on aime, elle peut aussi nous faire réfléchir sous la forme d’un carcinome basocellulaire.

Et quand elle nous fait réfléchir, elle nous rentre dans les dents sans crier gare, la vie. Tu ne pensais pas à moi, n’est-ce pas ? Ben là il est temps que tu penses à moi un peu. 

Boom !

Voilà environ deux semaines que le diagnostic est rentré : cancer de la peau. Sous mon œil droit. Deux ans au moins qu’elle est là la petite maudite tache rouge qui ne part pas. Deux ans pourtant que le dermatologue du Québec me dit que ce n’est rien. Plutôt ironique de constater que certains chialent contre les médecins américains qui, apparemment, ne savent rien. Mon expérience à moi me dit plutôt que c’est le médecin québécois qui ne savait rien. Car les médecins de Yale, eux, ont levé les sourcils d’inquiétude dès la première consultation.

Carcinome basocellulaire. Encore une chance qu’il s’agisse d’un cancer bénin dont l’évolution lente demeure extrêmement favorable. T’as un cancer à avoir ? Apparemment que c’est lui qu’il faut choisir.

Cancer bénin, soit. Reste que c’est un cancer pareil, et que je l’ai développé à 30 ans (28 même, puisque ça fait au moins deux ans qu’elle est là cette merde). Reste que c’est inquiétant pareil, et que ça te gruge l'intérieur psychologiquement. Reste que les perspectives de développer un autre cancer dans l’avenir ne sont pas très roses de mon côté. Et reste que c’est une bonne manière de se rendre compte que si tu n'es pas heureux présentement, là, tout de suite, right now, c’est que t’es dans la merde profonde bonhomme.
 
Heuresement que mes réponses à moi ne sont pas trop pires. Mais Occident : ton bonheur, ce n’est pas dans tes fonds de pension, tes RÉER, tes hypothèques, tes placements et ta retraite que tu le trouveras. C’est là, maintenant, tout de suite que tu dois le dénicher. Et contrairement à la croyance populaire, il ne vient pas sous la forme d'un gros coup financier. Il est construit de petites situations quotidiennes, de détails et de moments qui deviendront bientôt des souvenirs.

On ne s’en rend pas vraiment compte avant que ça nous rentre dans les dents, mais la vie chambarde bien souvent tous nos petits plans. 

Et c'est peut-être aussi bien ainsi.

2008-12-11

No software is free? Ha!

J’interromps ce long silence pour vous montrer à quel point l’ignorance n’a pas de limite :


Et pour ceux qui se demanderaient encore ce qu’est linux, WAKE UP !!!

2008-11-30

Mon beau sapin

Voilà donc, la prémisse était de créer un site web de bandes dessinées de Noël d'illustrateurs-blogueurs dans le but de ramasser des fonds pour acheter des cadeaux de Noël aux enfants dans le besoin : www.monbeausapin.org. L’initiative est venue de Pénélope Jolicoeur et le concept était très simple : plus le site recevait de visiteurs d’ici à Noël, plus les partenaires publicitaires donnaient gros (jusqu’à concurrence de 15 000 euros, soit 100 000 visiteurs). 

Hé ben le site en question est victime de son succès... Pénélope a reçu des planches de BD à la tonne (assez pour remplir la page d’accueil jusqu’en mars), et le nombre de visiteurs a topé les 100 000 en une semaine seulement !

Dire que ma petite femme voulait dessiner une planche sur mon blogue dans le but de faire un peu de publicité à monbeausapin.org.

Trop tard...

Qu'à cela ne tienne, l’intention demeure, et la petite femme nous offre néanmoins ce que ça aurait pu avoir l’air. Tout plein de poésie et de féérie de Noël, le dessin se passe de commentaires.


2008-11-29

Ceci n'est pas le prix d'un litre d'essence...


...mais bien celui d'un gallon d'essence ! C’est ce que je paye de ces temps-ci pour remplir la petite Echo au Connecticut. Puisque c’est une voiture économique et que je ne l’utilise que rarement, disons que ça ne coûte pas grand-chose.

Dire qu’on payait environ ça pour un litre d’essence à pareille date l’année dernière ! J'espère que ceux qui ne croyaient pas à la spéculation pétrolière sont désormais convaincus de son existence... 

Petite conversion pour vous donner une idée :

1 gallon = 3,785411784 litres. 1,80 $ US / 3,785411784 litres = 47,55 cent le litre.

Oui, oui, vous avez bien lu : 0,47 $ le litre d’essence ! 

Bon d’accord, c’est de l’argent américain, mais quand ton salaire est en dollar US, tu ne fais pas vraiment la conversion vers le dollar canadien à tous les jours. De ces temps-ci, ça voudrait dire environ 0,57 $ CAN le litre. Je me souviens vaguement de ces prix-là dans les années 1980...

Bref, en plus de ses effets pervers habituels, la crise économique aura assurément l’effet néfaste de décourager les constructeurs automobiles à se tourner vers les sources d’énergies alternatives. Après tout, au prix actuel de l’essence, aucun consommateur ne voudra se tourner vers une voiture économique qui lui coûtera plus cher pour rien. Alors pourquoi les constructeurs investiraient où ils sont assurés de perdre de l’argent ? L’environnement vient toujours après le portefeuille... 

Et ne me dites pas que vous n’êtes pas comme ça vous aussi, je ne vous croirai pas (ou si peu).

2008-11-26

L’art de se justifier sans donner de raison valable


Jetez un coup d’œil à la photo attachée à ce message. Je l’ai prise il y a quelques semaines dans un supermarché des environs. Qu’est-ce qui cloche ? 

Traduction libre :

À tous nos consommateurs. Vous avez peut-être entendu parler du fait que le prix du lait est actuellement en hausse fulgurante partout dans le monde. Malheureusement, le prix du lait sera plus élevé dans le futur. Nous continuerons d’étudier le marché et d’ajuster nos prix dans le but de vous offrir le meilleur rapport qualité-prix. Nous nous excusons de cet inconvénient.

C’est quoi l’affaire ? On manque de vaches ? La demande de lait n’est plus assez forte parce qu’on ne fait pas assez de bébés ? On fait de la spéculation comme avec le pétrole ? Ce n’est plus l’or noir, c’est l’or blanc maintenant. 

Outre le lait dans toute cette histoire, ne trouvez-vous pas qu’à la manière des politiciens, le monde du commerce est désormais passé maître dans l’art de manipuler la langue de bois pour faire avaler quoique ce soit au consommateur ? Après tout, le consommateur ne rechigne jamais, pourquoi ne le ferait-on pas ? C’est partout comme ça maintenant, tant dans l’affichage que dans les garanties prolongées qui nécessitent une loupe et un doctorat en droit pour être lues et comprises.

Moi, en tant que bon consommateur, je veux acheter du lait. Moi, en tant que bon consommateur, je vois une note affichée proche des réfrigérateurs au supermarché. Moi, en tant que bon consommateur, je me dis que ça doit être sérieux s’il y a une note ! Moi, en tant que bon consommateur, je lis et j’approuve. Après tout, y’a une note qui dit que c’est comme ça parce que c’est comme ça ! 

Le prix du lait monte parce que le prix du lait monte.

Heille... Moi, en tant que bon consommateur, je trouve qu’ils m’ont convaincu drette-là eux-autres !
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